Back to the mac

 

En Décembre j’ai écris un article après deux moi au côtés d’une Surface Pro 2. La conclusion de l’article était qu’elle convenait à mon utilisation, qu’elle faisait le job mieux que mon ancien VAIO SVZ. Et dans le test du VAIO SVZ que je comparais au Macbook Pro 15 la conclusion était a peu près la même, c’est à dire que je change de machine qui m’apporte un confort supplémentaire mais qui me permet de faire autant de chose qu’avant. Je suis un éternel insatisfait et aujourd’hui, comme l’indique le titre, je retourne sur un Macbook Pro 15 (avec écran Retina cette fois), alors, pourquoi ce changement alors que mon avis de la Surface Pro 2 était bon ? Réponse un peu plus loin.

Attention, pavés incoming, je détaillerai ici ce qui a dégradé mon expérience avec Surface Pro 2 et les détails que je retrouve sur MacOS par rapport à Windows.

Surface Pro 2, un hardware pénalisé par du software

Mon expérience avec la Surface Pro 2 aura durée 6 mois, cependant elle n’est pas en vente, elle reste à mes cotés pour mes tests lors des développements sur Windows 8. Mais alors qu’est ce qui m’a dérangé au cours de ces 6 mois que je n’avais pas vu au bout des deux premiers ? En fait, ce sont pleins de petits détails qu’on ne voit pas forcement au bout de deux mois mais qui une fois accumulés commencent à sérieusement déranger, surtout si l’on souhaite une expérience du genre “it just works”.

On va commencer par le mois de Décembre, la dernière MAJ de mon article sur la SP2 est du 11 Décembre, date à laquelle un nouveau firmware est sortie, dans mon article je mentionne qu’elle corrige des bugs graphiques sur XBMC, joie, joie !
Oui mais voila, à coté de ça, la MAJ apporte son lot de problèmes, et pas des petits. Le plus embêtant : la tablette se réveille toute seule et vide sa batterie jusqu’au bout, oui, jusqu’à 0%, outre passant les “sécurités” permettant de conserver quelques % d’énergie pour éviter d’abimer la batterie. Cette mésaventure m’est arrivée ainsi qu’à beaucoup de gens (voir google, http://redmondmag.com/articles/2013/12/19/surface-pro-2-december-update-pulled.aspx http://www.winbeta.org/news/microsoft-re-release-dec-2013-surface-pro-2-firmware-update-jan-14th ), et une fois que cela vous arrive je vous promet que vous n’avez plus aucune confiance dans votre matériel. Blasé d’attendre un correctif, je contacte le SAV Microsoft qui me fait un échange, j’avoue que ça m’embête, la tablette a 2 mois, et est en parfait état, j’ai peur de me retrouver avec un modèle reconditionné en mauvais état. Et ça manque pas, premier échange, je reçois une tablette autant en mauvais état matériel (griffures à coté du port magnétique de charge, protection webcam abimée) que logiciel : premier démarrage et déjà un problème de matériel inconnu dans le gestionnaire de périphérique…
Oui parce que si vous n’êtes pas au courant, un problème récurrent et non corrigé aujourd’hui est que la partition de restauration a un léger soucis de pilotes et donc, si vous restaurez vous allez avoir des problèmes de matériels non reconnus (voir http://systemsadminguy.wordpress.com/2013/11/16/how-to-update-surface-pro-2-recovery-image-drivers/ ).

Bref je re contacte le SAV qui prend dessuite en charge la chose (très bon SAV au passage) et fini par recevoir un modèle conforme à mes attentes, nous sommes fin Janvier…

Donc je recommence à prendre confiance dans le matériel, mais d’autres soucis m’arrivent. La type cover me fait des siennes, aléatoirement elle cesse de fonctionner ou pire, envoie la même information en boucle (répétition de touche) sans que je puisse l’arrêter. Il me faut donc la débrancher pour la remettre, c’est lourd quand on souhaite que quelque chose fonctionne sans rien avoir à faire. La type cover en parlant d’elle, j’ai déjà dit que son trackpad était mauvais, tellement qu’une souris est obligatoire, et utilisant beaucoup les application Modern UI, la souris il faut le dire, c’est pas le top. Ca fonctionne mais ça pourrait être clairement mieux. Un des raccourcis à la souris dans les apps Modern UI est le clic droit pour faire apparaitre l’app bar. Dans Internet Explorer MUI par exemple, elle permet de faire apparaitre la barre d’onglets, sauf qu’un clic droit sur une page web permet aussi d’avoir un petit menu contextuel pour enregistrer une image, ouvrir un lien dans une nouvelle fenêtre etc.

Donc j’ai commencé à fatiguer sur l’ergonomie qui n’était pas optimale au combo clavier souris, mais qui est parfaite en mode tablette. Donc je commence à passer sur des applications bureau, bureau pour lequel j’ai configuré les DPI à 150% comme expliqué dans l’article de la SP2. Si à l’utilisation cela ne pose pas de problème, c’est encore une fois les détails qui entrent en jeu. Les application Windows Desktop, du moins, celles que j’utilise, supportent mal cette mise à l’échelle a 150% (en fait, toute mise à l’échelle autre que 100%). Les labels peuvent dépasser de leur zone, les textes peuvent baver etc… Et au final, à cette mise à l’échelle, travailler dans Visual Studio n’était pas très agréable, j’avais autant d’espace de travail qu’un écran de 1280x800px.
J’ai donc tenté le mode 100%, sauf que j’ai une vue de taupe, et même corrigée avec lunettes ou lentilles, il ne faut pas que j’éloigne l’écran de mes yeux sous peine de ne plus arriver à lire

Au final, cet ensemble de petit détails m’a saoulé et au même moment, en formation Angular JS, notre formateur utilise un Macbook Pro 15 Retina et je dois dire que il m’a tapé dans l’oeil. A partir de ce moment là, je ressors mon vieux MBP 15 du placard par curiosité et… pfiou cette révélation, a peine mon doigt posé sur le trackpad je comprend pourquoi j’ai adoré cette machine pendant les 3 années de mes études, ça répond au doigt et à l’oeil et le clavier est un bonheur (je rappelle que celui de la Type Cover est très bon pour moi).

Puis, Apple fait sa Keynote à la WWDC début Juin, et présente MacOS 10.10 qui est en gros un redesign flat de l’OS courant et j’adore. Mais cela ne s’arrête pas là, Apple présente aussi Continuity, qui permet de faire communiquer l’iPhone et le Mac de façon un peu plus poussée que ce qu’on a l’habitude de voir, c’est à dire prise d’appel/SMS depuis l’ordi, puis commencer quelque chose sur un périphérique et le terminer sur un autre. Cette feature, cela fait 2 ans que je l’attends sur Windows 8/Widows Phone, encore un exemple que chez MS on a des idées mais on les concrétise 10 ans plus tard. Si vous vous rappelez bien, je suis retourné au PC avec la sortie de Windows 8, aujourd’hui je retourne sur le Mac parce que j’estime que l’OS de Microsoft n’est pas encore prêt pour moi, il y a plein de promesse et pleins de bonnes idées mais ce n’est malheureusement pas exécuté correctement aujourd’hui, j’espère qu’ils vont savoir rebondir pour corriger tout ça, je crois toujours au potentiel de l’OS.

J’ai fini par craquer et prendre un Macbook Pro Retina 15 et que dire, ben je retrouve le même bonheur qu’a l’époque du MBP15, avec en plus un écran Retina qui est magnifique, je dois l’avouer je n’en avait jamais vu un de près et c’est quand on retourne sur un écran classique (le même et non retina sur mon ancien MBP par exemple) que la différence saute aux yeux.

Apple a corrigé quelques soucis qui m’embêtaient avec MacOS lorsque je suis passé sur Windows notamment sur le multi screen et les application plein écran, aujourd’hui on peut créer des bureaux individuels par écrans, je trouve le système excellent. Ils sont par contre toujours en retard sur le Finder qui est vraiment pauvre en fonctionnalités, il existe des alternatives comme PathFinder mais c’est dommage qu’un simple couper coller nécessite une combinaison de touche, que la vitesse de transfert ne s’affiche pas, que les disques réseaux ne s’affichent pas dans la barre latérale par défaut.

Il reste des choses que j’adore de Windows 8 qui ne sont pas sous MacOS, comme snapper une appli metro sur un bord de l’écran, je mettait toujours twitter comme ça, aujourd’hui twitter est sur un bureau dédié, mais je dois switcher de bureau pour aller lire mon flux, alors qu’il était constamment sous mes yeux avant.

Retour vers le futur mac

Pour retourner sur le Mac, j’ai donc craqué sur un Macbook Pro 15 Retina. Niveau configuration, c’est le plus cher de base (c’est à dire qu’on peut se ruiner encore un peu plus si l’envie nous prend en upgradant certains composants.)

Intel Core i7 4850HQ
Intel Iris Pro 5200
16Go RAM DDR3
512Go SSD PCI-e
nVidia GeForce GT 750M
Ecran 15.4′ Retina 2880×1800

Bon le premier truc qui saute aux yeux c’est vraiment la définition de l’écran. En terme d’espace de travail c’est du 1440×900, mais en terme de netteté c’est juste du jamais vu pour moi, tout est net, tellement qu’on se prend à regarder l’écran le plus près possible pour voir a quel moment ça commence à pixeliser.
Second truc qui fait plaisir, le trackpad, ha ben ça j’en avait déjà parlé avant mais aujourd’hui je pense qu’Apple est toujours inégalé la dessus, aucune fausse note, ça répond au doit et à l’oeil, et les gestures sont parametrables facilement dans les préférences systèmes.
On parle de trackpad, j’en profite pour parler de la Magic Mouse, que j’avais déjà à l’époque du MBP15, je l’ai ressorti du placard pour l’utiliser avec ce nouveau Mac, les gestures marchent à la perfection et sont super utile, changer d’espace sur le bureau, lancer mission control, précédent/suivant sur Safari tout est facile.
MacOS a dessuite rejoint mon réseau WiFi, grâce à iCloud les mots de passes sont partagés entre les devices, tout comme sous Windows, agréable que cela se passe ainsi des le premier boot de la machine.

Il y a eu l’étape de configuration de la machine qui m’a pris pas mal de temps, la partie Mac m’a pris une bonne journée (re installer mes outils, configurer un peu la machine comme je voulais etc…) puis la partie windows avec Bootcamp. Un truc bizarre m’est arrivé avec ça d’ailleurs, l’outil d’Apple permet de partitionner le disque et de lancer l’installation tout seul, sauf que l’assistant d’installation windows n’arrive pas à écrire ses données pour le secteur de démarrage lorsqu’on tente l’install en EFI, et ne peut rien faire lorsqu’on lance en Legacy BIOS car le format de table de partition est GPT.
La solution est toute simple, il suffit de supprimer la partition créée par l’assistant Bootcamp et laisser l’installateur Windows s’occuper seul de l’espace vide nouvellement créé. C’est pas dans le genre d’Apple de laisser trainer des bugs comme ça, mais c’est justement le genre de problème que je fuis sous Windows, j’espère ne pas les recroiser sous MacOS.
Pour virtualiser Bootcamp, je connaissais jusqu’alors VmWare Fusion, j’ai décidé de tester Parallels 9, on verra ce que cela donne sur le long terme, aujourd’hui j’ai pas de reproche à lui faire mais je n’ai pas assez de recul pour en parler.
Grace à leur mode cohérence, je peux utiliser les applis windows de manière transparente, développer sur Visual Studio (avec les emulateurs fonctionnels !) dans un confort bien meilleur.

De l’interoperabilité des divers services cloud

Lorsque étais sous Windows 8, j’utilisais des adresses gmail, outlook.com ainsi que les calendriers de ces derniers. Sur MacOS, les adresses google passent en IMAP et les adresse outlook aussi (Windows permet d’utiliser Exchange, pas MacOS, je ne sais pas trop de quel côté est la bride, mais c’est chiant). Sauf que le calendrier n’est pas accessible car pas de support du protocole CalDAV, j’ai donc du basculer sur le calendrier Google qui le supporte bien. C’est là qu’on se rend compte qu’il faut faire attention à ne pas s’enfermer complètement dans un écosystème lorsqu’on peut trouver des alternatives qui fonctionnent correctement sur tous les OS, j’ai de la chance, le problème ne s’est posé que pour le Calendrier.

Pour finir

Je suis un éternel insatisfait, quelque chose peut me plaire à un moment, puis me déplaire à un autre. Windows 8/Windows Phone est un écosystème qui a du potentiel, mais aujourd’hui la mise en pratique est un peu décevante, les applications de Microsoft tournent mieux sur les OS concurrent que sur le leur (exagération et surtout valable pour iOS/Windows Phone, on attends toujours un Office de ce nom sur Mac), Modern UI est en plein chantier et même si je trouve ce paradigme excellent en mode tablette, il lui manque quelque chose en mode laptop. Alors j’aurais très bien pu m’en passer et utiliser le mode bureau mais comme dit plus haut, je pense que les périphériques hybrides ne sont pas encore pour moi. La force du laptop c’est que la base est plus lourde que l’écran, ainsi, même avec un espace restreint, on peut ouvrir sont écran comme on le souhaite (en amphithéâtre par exemple), une surface il faut déployer le clavier + le kickstand ce qui peut s’avérer problématique, même sur ses propres genoux, si les jambes ne sont pas tendues et posées sur une table basse, on va avoir du mal.
Pourquoi ne pas avoir acheté un PC 15 pouces ? Tout simplement parce que aujourd’hui, on ne retrouve pas la qualité d’une Surface Pro ou d’un Macbook chez les constructeurs de PC, du moins, je ne la retrouve pas. En achetant Apple, je sais ce que j’achète, j’ai déjà eu un MBP, j’achète une machine à la finition impeccable, à l’autonomie annoncée (en gros j’aurai la même autonomie qu’une SP2) et surtout avec un SAV de qualité, avoir un Apple Store a 10mn de chez soi est un gros avantage.

Si ça se trouve, j’écrirai un article l’année prochaine sur “Pourquoi je suis passé à la Surface Pro 3”, ou bien “Je suis passé sous Linux”, non ça je déconne.

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